Effleurez l'objectif à coups de plume et de griffes...

14 décembre 2008

Effleurer l'objectif à coups de plume et de griffes...

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Regarde ces ombres qui défilent devant toi. Tu ne sais plus que faire et ton seul objectif reste de ne pas bouger, serrant fort cet appareil entre tes doigts. Rester immobile pour ne pas effrayer ce félin qui lacère innocemment tes anciens clichés à coups de griffes. Alors, sans rancune, tu attrapes ta plume et te remémores tout ce que tu avais immortaliser sur ce papier glacé, avant que tout ne soit que poussière. Avant de repartir à la chasse, saisir d'autres instants. Ton chat t'observe maintenant avec ses yeux brillants. Tu lui souris. Tu ranges ta plume. Tu te lèves, serein.

   Il est temps à nouveau de repartir effleurer des objectifs à coups de plume et de griffes...

Sigryd

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Présentation

Parmi mes nombreuses occupations de lycéenne, quand je ne suis pas séquestrée en classe, ni devant mon écran d'ordinateur tel un zombi (non, plutôt tel un jeune d'aujourd'hui), ni en train de jouer de la musique, ni de m'extasier devant mon chat, ma part de gâteaux ou un humain (vous voyez, ça va très loin...), il m'arrive à mes heures perdues de prendre un appareil, de faire quelques réglages et d'appuyer sur ce petit bouton magique, qui enregistrera une photographie souvent complètement loupée.  Mais qu'importe si cela me plait. Ici, donc, des photos qui je l’espère, vous seront agréables à regarder et peut être, même si elles ne sont pas extraordinaires, vous parleront, vous intrigueront, vous feront sourire.

Felzvyn

***

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Merci à Lise pour la photo.

*** 

Ecouter en boucle une chanson tout juste découverte, laisser glisser ses doigts sur le manche d'une guitare, sentir son parfum ou encore le sien à elle, dessiner de vieux visages ou des corps mêlés qui s'aiment, quelques passions irremplaçables. Photographier aussi. Lorsque tu te promènes et que tu lèves les yeux, que cet arbre gigantesque, à l'assemblage de branches que tu trouves plaisant sans savoir pourquoi, est éclairé par un jeux de lumières attirants par exemple. Sourire, pas qu'un peu fière, en visionnant cette image un peu plus tard. Et avoir le plaisir de la faire découvrir aux autres, à vous. Un bonheur simple. Mais surtout se plaire à écrire, à écrire des pages entières de vers et de proses, de métaphores insensées et inexplicables. Le pourquoi de cette idée d'exposition...

Sigryd

"Photographe" cité sur la photo, ci-joint ou juxtaposé au texte de son auteur.

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21 décembre 2008

Chemin de fer

On prend toujours un train pour quelque part, même si l'on a nulle part où aller. C'était le cas ce matin là. On ne peut se tromper lorsque l'on n'a pas de destination. J'attends, debout, en observant le paysage flou défiler. Je ne cherche rien, mis à part l'oubli et le bonheur qui ne peuvent pas être pris en compte. J'espère simplement. Je t'aime encore. Je nous revois dans cette gare de ferraille, aux poutres gigantesques et crasseuses qui angoissaient la foule. Il y a une heure, je respirais encore le parfum de tes cheveux en te serrant dans mes bras. Puis la vieille locomotive m'a rappelé à l'ordre en sifflant bruyamment, crachant un nuage de fumée noire. Je t'ai promis de revenir vite, t'ai embrassé et suis parti sans croiser tes yeux de peur de nous voir pleurer. Mes bagages étaient lourd. Ils le sont toujours. Et je ne sais pas quand je reviendrai. Dans ce train bondé de jeunes hommes comme moi, la plupart en guenilles et le cœur gros, je regarde mon bagage posé à côté de ce sac d'armes à feu et de poudre à canon. Fermant les yeux, apeuré comme un gosse, je prie pour être de retour bientôt et je pense encore à notre adieu, à cet amour plus brûlant que jamais que j'avais senti planer autour de nous.

Peut-être le bonheur n'existe-t-il que dans les gares ?

Sigryd

    Djuna_rail_n_b         train_Barcelona__3_       M_tro_Paris2      Gare_Limoges_2

Photos ci dessus : Sigryd

<3

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   Gare, un lieu un peu pagaille
   A l'arrivée des silhouettes
   Reste a savoir si les retrouvailles
   Egayeront les tristes têtes.

Felz'              

«Le temps nous égare, le temps nous étreint.

Le temps nous est gare, le temps nous est train.»
Jacques Prévert

Posté par Felzvyn à 13:47 - Commentaires [3] - Permalien [#]

22 décembre 2008

Guitare

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Un jour, tu l'écoutes, intrigué, envieux, ou passionné. Tu la regardes siffler doucement ces accords légers, avec le désir terrifiant de pouvoir, toi aussi, retranscrire cette mélodie que tu vénères. Le lendemain, tu te retrouves face à cette envie que tu jugeais passagère, en tête à tête avec cet objet inconnu reposé sur tes genoux, son bois entre tes mains. Et avec ou sans ce petit bout de plastique très utile que tu possèderas nécessairement, tu fais entendre ton premier son, pas toujours merveilleux ma foi. Mais tu t'en moques, et tu as bien raison. Tu transpires, tu as les doigts qui brûlent, qui saignent même quelquefois, ta voix qui déraille ou que tu ne parviens pas à caler, mais tu es heureux. Le surlendemain, te voilà à jouer toutes ces musiques qui t'ont fait chanter à tue-tête ou bien pleurer toutes les larmes de ton corps sur ton oreiller hier ou avant hier encore. Et désormais, tu ne la quitteras plus, ou elle ne te quittera plus, tel un couple parfait qui ne subira jamais les foudres du divorce. Métaphore grossière pourtant réaliste. Tu l'aimeras tellement que tu t'en voudras de parfaire ta collection et ton entraînement avec une autre qu'elle. Et tu te trouveras stupide, mais tant pis. Parce que tu ne l'oublieras jamais réellement. Parce que ton amour exagéré à son égard qui est parfois source de moqueries aux alentours a le mérite d'être sincère.

Parce que cet instrument banal rythme ta vie et te plonge dans l'addiction...

Sigryd

m_diatore                                 

M. E. L. O. D. I. E.

                         

            guitare_fleurs

         

                      

                                                

                                                

                   A. R. P. E. G. E. S.

                     

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04 janvier 2009

Chevaux

Cheval_oeil_n_bSi le cheval connaissait sa force, serait-il assez fou pour accepter le joug, comme il le fait ? Mais qu'il devienne sensé et s'échappe, alors on dira qu'il est fou...

[August Strindberg]

Le chanceux perd sa femme, le malchanceux perd son cheval.

[Proverbe géorgien]

Etre heureux à cheval, c'est être entre terre et ciel, à une hauteur qui n'existe pas.                                                                                                                                    [Jérôme Garcin]

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Popeye

Quand on joue dans un western, on peut embrasser le cheval mais pas l'actrice.

[Gary Cooper]

L'air du paradis est celui qui souffle entre les oreilles d'un cheval.

[Proverbe arabe]

L'homme n'aura jamais la perfection du cheval.

                                                                [Baruch Spinoza]

Sigryd

Posté par Sygrid à 13:25 - Commentaires [2] - Permalien [#]